BRÈVE DE RECHERCHE DDC – Cohorte 2016 – Conseillers – IDENTITÉ PROFESSIONNELLE (Vanessa Mireault)
12 mars 2017  -  Par :   -  Recherche  -  Aucun commentaire

BRÈVE DE RECHERCHE DDC – Cohorte 2016

Dans le cadre de leur tout premier cours de baccalauréat et de majeure en développement de carrière, les étudiants inscrits au cours « Introduction au développement de carrière » (CAR 2901) sont invités à produire un résumé de lecture d’un article scientifique.  Nous les partageons avec vous, un par un, dans l’esprit que cela puisse inspirer vos réflexions et qui sait, vos pratiques ?

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 Thème : Conseillers

Image récupérée de https://www.flickr.com/photos/hape_gera/2929195528

Mireault, V. (2017). Compte rendu de J.L. Murdock, N. Stipanovic et K. Lucas (2013). Fostering connections between graduate students and strengthening professional identity through co-mentoring. British Journal of Guidance and Counselling, 41(5), 487-503.

Le présent article porte sur le développement de l’identité professionnelle en counseling chez les étudiants de niveau universitaire du second et du troisième cycle. L’identité professionnelle peut être définie de plusieurs manières, mais globalement, elle consiste en un sentiment d’appartenance face à une profession. Celle-ci prend du temps à se développer, car elle représente un processus qui se développe avec l’expérience. La recherche présentée dans cet article consistait à déterminer si l’identité professionnelle pouvait se développer à l’aide d’une technique appelée co-mentorat. Celle-ci est différente du mentorat traditionnel. En effet, le mentorat de type traditionnel consiste à jumeler un mentor avec un apprenti. Le but est le transfert des connaissances. Toutefois, cette présente recherche utilisait le co-mentorat. Celui-ci permet d’éliminer les différences de pouvoir qui pourraient apparaître et d’augmenter la collaboration entre les élèves des différents niveaux. Chaque étudiant du doctorat est associé à un ou deux élèves du 2e cycle. C’est à l’aide de rencontres en face à face ainsi que par des lettres écrites et des courriels que les étudiants peuvent communiquer entre eux. Un total de 12 étudiants au doctorat ainsi que de 16 élèves à la maîtrise ont participé à la présente recherche. Huit étudiants au doctorat ont été jumelés à un seul élève à la maîtrise tandis que quatre étudiants au doctorat ont fait l’expérience avec deux élèves à la maîtrise. Ils ont tous été recrutés par un programme d’éducation en counseling dans une université aux États-Unis. Les étudiants à la maîtrise n’avaient aucune expérience formelle en counseling, tandis que les étudiants au doctorat possédaient entre deux et vingt ans d’expérience en counseling. De plus, des mesures ont été prises afin de s’assurer qu’aucune relation n’existait entre le mentor et son apprenti avant l’étude. Afin de faciliter le lien entre l’élève du 2e et du 3e cycle, une liste de sujets de discussion a été distribuée chez ces derniers. Toutefois, la liste était différente selon le cycle d’études. À la fin du programme, les chercheurs ont fait ressortir les thèmes principaux des discussions à l’aide de la technique de selective coding. Les listes de thèmes étaient différentes selon le cycle auquel appartenaient l’étudiant. Quatre thèmes ont été élaborés pour les étudiants au doctorat, tandis qu’un total de trois thèmes ont été ressorti chez les étudiants à la maîtrise. Tout d’abord, le premier thème qui est abordé chez les doctorants est le développement professionnel. Cela signifie que les doctorants ont vu cette expérience positivement, car ils ont eu le sentiment d’avoir augmenté leur développement professionnel. Le deuxième thème concernait le mentorat et le processus de counseling. À l’intérieur de celui-ci, les étudiants ont observé à quel point le mentorat était similaire au counseling. Le troisième thème est le fait de redonner. Les élèves du troisième cycle ont eu l’impression de transmettre leurs savoirs de la même manière dont ils avaient reçu les leurs au cours de leur formation. Le dernier thème récurrent chez les étudiants au doctorat est l’amitié et la relation collégiale. Les étudiants au doctorat ont vu la relation évoluée vers l’amitié. Ils ont ressenti une proximité plus grande étant donné qu’il n’y avait pas de rôle de pouvoir entre le mentor et son apprenti. Ensuite, le premier thème chez les étudiants à la maîtrise est l’identité professionnelle en étant un conseiller professionnel. Ces derniers ont ressenti qu’ils ont amélioré leurs connaissances quant aux habiletés et techniques reliées à la profession. Le deuxième est l’évolution personnelle. En d’autres mots, les étudiants au deuxième cycle ont diminué leur niveau de stress et ont réussi à résoudre des problèmes liés à la profession. Enfin, le dernier thème est la culture. À l’exception d’un groupe, le fait de parler de différents milieux culturels a permis de forger positivement les relations. Bref, tous ces thèmes mettent en lumière les bénéfices de la recherche sur le développement de l’identité professionnelle chez les étudiants à la maîtrise et au doctorat.

À propos de l'auteur :

Professeur-chercheur (Counseling de carrière) / Directeur de la Clinique Carrière / Directeur des programmes de premier cycle en développement de carrière / Conseiller d'orientation et superviseur clinique Université du Québec à Montréal

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