Chroniques Clinique Carrière – Une quête orientante et psychodynamique du bonheur au travail: Le rôle des relations précoces 

CC

Chroniques CLINIQUE CARRIÈRE


Une quête orientante et psychodynamique du bonheur au travail

Le rôle des relations précoces 

Cornelia Steinmeyer

Anciennement conseillère à la Clinique Carrière, UQAM

Nouvellement conseillère d’orientation chez Objectif Emploi

Contribution : Louis Cournoyer, professeur (counseling de carrière), UQAM

 

En counseling d’orientation, nous sommes témoins des difficultés que vivent nos clients à trouver un emploi qui les comble – ou à sortir d’un emploi qu’ils détestent. Une expérience accompagnée pour eux d’une énorme frustration, voire souvent de symptômes anxieux ou dépressifs. Pourquoi est-il si difficile de trouver son emploi « de rêve » ? Peut-être que vous connaissiez ce questionnement. Dans une telle situation, avez-vous déjà songé à consulter un conseiller d’orientation ?

 

Un processus d’orientation professionnelle inclut l’analyse de vos intérêts, compétences et personnalité, l’exploration des professions et formations en lien avec votre profil, la compréhension du marché du travail, la prise de décision avec des critères clairs, et l’élaboration d’un plan d’action adapté à votre réalité. Le but est de créer un projet professionnel solide et motivant qui s’intègre dans votre projet de vie.

 

Le conseiller d’orientation : son rôle et ses champs d’action

 

Au sein du champ professionnel et de la société québécoise, l’intervention du conseiller d’orientation s’inscrit dans le champ d’exercice suivant : « évaluer le fonctionnement psychologique, les ressources personnelles et les conditions du milieu, intervenir sur l’identité ainsi que développer et maintenir des stratégies actives d’adaptation dans le but de permettre des choix personnels et professionnels tout au long de la vie, de rétablir l’autonomie socioprofessionnelle et de réaliser des projets de carrière chez l’être humain en interaction avec son environnement. » (Office des professions du Québec, 2013).

 

Pour éviter tout risque de confusion, il importe de souligner que bien que le conseiller d’orientation québécois soit légalement reconnu pour évaluer (en orientation) une personne atteinte d’un trouble mental ou neuropsychologique attesté par un diagnostic ou par une évaluation effectuée par un professionnel habileté, il n’en est pas pour autant psychothérapeute. La psychothérapie est une activité réservée au Québec. Seuls les personnes qualifiées légalement à cet égard peuvent procéder au « traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé (OPQ, 2013, p. 73).

 

Donc, le conseiller d’orientation, sans pour autant faire de la psychothérapie, mène des interventions fondées sur les connaissances théoriques et empiriques rattachées aux quatre grandes approches psychologiques, soit : psychodynamique, cognitif-comportemental, systémiques et interactionnistes, humanistes.  À partir de ces connaissances, il déploiera ses compétences au-travers d’une vaste gamme d’intervention, notamment des rencontres d’accompagnement, de l’intervention de soutien et de crise, de l’éducation psychologique, de la réadaptation au travail, du suivi clinique, coaching et surtout, du counseling de carrière. Entre autres, certains conseillers d’orientation vont se doter de formation initiale et continue afin de parfaire leurs connaissances et leurs compétences sur certaines approches, dont celles psychodynamiques. Cela pourra les amener à miser sur des interventions plus ciblées sur certains aspects de l’identité que ne le feraient d’autres de leurs collègues.

 

 

Une perspective psychodynamique du conseil d’orientation

 

En s’inscrivant plus particulièrement dans les approches psychodynamiques, le conseiller d’orientation s’intéressera à l’analyse des motivations et des conflits inconscients que le client vit dans son développement professionnel. Un regard est porté sur le passé : qu’est-ce qui se répète au travail ou dans les choix vocationnels? Les étapes achevées et interrompues de son développement psychologique sont examinées, afin d’éclaircir la construction de son identité personnelle et professionnelle. Une attention accrue est accordée au fonctionnement du client dans sa relation avec lui-même, avec le conseiller et avec ses collègues de travail. Vu à travers l’œil des approches psychodynamiques, nos difficultés à trouver notre « emploi de rêve » peuvent être moins en lien avec nos acquis d’adulte, et davantage en lien avec nos acquis d’enfant.

 

Une de ces approches, la théorie des relations d’objets, analyse comment nos relations d’enfance façonnent notre personnalité, nos relations futures, et notre perception de nous et du monde (Good Therapy, 2016). Les pionniers de cette approche sont Melanie Klein, Donald Winnicott, Ronald Fairbairn, Margaret Mahler, Wilfred Bion et Otto Kernberg. À noter que le terme « objet » réfère ici à une personne adulte, ainsi qu’à la perception et au ressenti de l’enfant envers cet adulte et envers soi-même (Good Therapy, 2016). La théorie des relations d’objets étant riche et complexe, cet article se concentre sur 4 notions importantes pour le fonctionnement professionnel de l’adulte :

 

 

Intériorisation du « bon objet »  

 

Qu’est-ce que l’on sait ? Centrale à la théorie des relations d’objets est la relation mère-enfant. La mère qui offre une présence suffisamment constante, accueille les émotions de son bébé, et s’adapte suffisamment bien à ses besoins, se présente comme « bon objet » que le bébé mémorisera et incorporera graduellement (Winnicott, 1964). La présence fiable de la mère soulage les sentiments anxiogènes du bébé (Winnicott, 1964, Klein, 1963). En intériorisant la présence rassurante de sa mère, l’enfant devient graduellement capable de s’auto-apaiser, de tolérer les séparations temporaires de sa mère, et de s’aimer (Winnicott, 1964). Il développe l’espoir que la vie peut être bonne (Klein, 1952).

 

Qu’est-ce que cela peut engendrer sur le plan professionnel ? Se sentir compétent et valorisé. Développer un sentiment d’appartenance. Se sentir en sécurité dans les relations. Tolérer les défauts chez soi-même et l’autre.

 

Quelles pourraient être des avenues d’intervention possibles pour les conseillers d’orientation ? Poursuivre son rêve, changer de carrière, demander de meilleures conditions de travail – tout cela nécessite la croyance que nous méritons d’être heureux au travail. Si, à l’âge bébé, nos besoins étaient constamment frustrés, ceci peut nous amener – souvent inconsciemment – à croire que nous n’avons pas droit de recevoir ce dont nous avons besoin. Par conséquent, nous abandonnons les efforts de changement. Dans l’absence d’un bon objet internalisé, nous croyons peu en nos compétences. Dans ces conditions, on trouve difficilement le courage pour apporter les changements nécessaires à notre travail. La dépression et le burnout – en apparence déclenchés par le travail – peuvent masquer un manque de bon objet internalisé (Herbert, McCormack et Callahan, 2010; Reizer, 2014; Ronen et Mikulincer, 2009).

 

 

Individuation

 

Qu’est-ce que l’on sait ? D’un état de fusion avec sa mère durant les premiers mois de sa vie, le bébé s’aperçoit graduellement qu’il est une personne différente de sa mère et prend conscience de son identité (Mahler, Pine et Bergman, 1975). Ceci est le processus d’individuation. Pour que l’enfant puisse se sentir en droit d’être différent des personnes autour de lui, il est important que la mère fournisse un environnement dans lequel l’enfant se sent suffisamment en sécurité pour exprimer sa personnalité et ses émotions – et ce, sans que la relation avec sa mère soit détruite (Winnicott, 1964).

 

Qu’est-ce que cela peut engendrer sur le plan professionnel ? Savoir qui on est. Oser être différent des autres (dans sa personnalité, ses intérêts, ses talents, ses limites). Avoir la confiance de s’affirmer.

 

Quelles pourraient être des avenues d’interventions possibles pour les conseillers d’orientation ? En orientation, la définition de notre identité personnelle et professionnelle joue un rôle clé. Une individuation inachevée peut se traduire par le désir de nous conformer, que ce soit dans notre choix de profession ou dans nos relations interpersonnelles. Le sentiment d’être « trop » différent peut déclencher la peur de nous retrouver isolé. Le choix vocationnel se base alors sur le désir d’éviter la solitude, au lieu de sur l’actualisation de soi. Un profond mal-être au travail peut en être la conséquence.

 

 

Vrai + faux « self »

 

Qu’est-ce que l’on sait ? Le vrai self se développe dans l’environnement sécuritaire fourni par la mère suffisamment bonne (Winnicott, 1964). Le vrai self est authentique, spontané et créatif (Eckler-Hart, 1987). Si la mère répond insuffisamment aux besoins de son enfant ou borne l’individualité de l’enfant, celui-ci apprendra à se conformer aux désirs de sa mère pour préserver son amour : un faux self se développe (Davis et Wallbridge, 1981). Bien qu’un faux self soit nécessaire à un certain degré pour s’adapter à la vie en société (Davis et Wallbridge, 1981), il devient nocif lorsqu’il efface le vrai self (Pound, 2002).

 

Qu’est-ce que cela peut engendrer sur le plan professionnel ? Avoir une identité professionnelle claire. Affirmer ses besoins et ses valeurs au travail. Connaître et accepter ses talents et limites. Être authentique dans ses relations au travail

 

Quelles pourraient être des avenues d’interventions possibles pour les conseillers d’orientation ? Pour évaluer notre situation professionnelle ou pour se réorienter, le soutien de nos proches est précieux. Mais si, comme enfant, être authentique compromettait notre bonne relation avec nos parents, il pourrait être très difficile d’oser affirmer notre vrai self professionnel. Nous pouvons avoir l’impression de faire une chose interdite en remettant nos choix professionnels en question. Résultat : On n’en parle pas, et le mal-être provoqué par le travail s’intensifie, sans qu’une issue ne semble possible. Qui plus est, nous pouvons sentir que nous méconnaissons nos talents, désirs, et besoins. Ce sentiment signale souvent aussi un manque de contact avec notre vrai self.

 

 

Désillusionnement + Relation à la réalité

 

Qu’est-ce que l’on sait ? L’enfant doit faire face au fait que, bien que le monde puisse lui fournir une partie de ce qu’il souhaite, ceci ne se fera pas automatiquement, ni nécessairement au moment désiré (Winnicott, 1964); on parle ici de désillusionnement. À petites doses, la mère introduit son enfant à cette réalité (Winnicott, 1964). Si la mère se montre rassurante envers la colère et l’anxiété du nourrisson qui en résultent, elle lui montrera qu’une sécurité affective perdure même face aux déceptions (Winnicott, 1964). L’enfant apprend que le monde est ni « bon » ni « mauvais », mais les deux. L’intégration de cette image équilibrée du monde et la sécurité affective permettent à l’adulte de profiter pleinement de ce que le monde/les relations offrent (Klein, 1952).

 

Qu’est-ce que cela peut engendrer sur le plan professionnel ? Être résilient face aux évènements anxiogènes au travail ou aux échecs. Tolérer des déceptions dans les relations avec les collègues. Avoir confiance qu’on peut agir sur son environnement de travail

 

Quelles pourraient être des avenues d’interventions possibles pour les conseillers d’orientation ? Pour le bébé qui ne reçoit pas ce soutien, le désillusionnement vient tôt. Le monde est décevant dès le début ; il ne pourra pas être vécu comme sécuritaire ni prometteur. L’adulte manquera d’espoir et de stratégies adaptées de coping (Klein, 1963). Au travail, cela pourrait se traduire par la croyance qu’on ne peut pas changer nos conditions de travail. Nous pouvons perdre de vue nos ressources et celles de l’environnement. Notre emploi semble « mauvais », quand, en réalité, des manques d’enfance se font entendre.

 

 

De l’enfance à l’orientation

 

Dès l’enfance, le développement de notre identité est façonné par les relations de soutien et de communication entretenues avec les personnes significatives de notre vie. L’absence de soutien, la surprotection ou encore la violence au sein de ces relations peuvent non seulement marquer le développement à la prime enfance, mais présenter des retombées importantes à l’adolescence, puis à l’âge adulte. Entre autre, cela peut venir influencer notre processus de prise de décision de carrière. Le conseiller d’orientation peut vous aider à composer avec de tels enjeux, soit en vous accompagnant à faire des choix de carrière, élaborer des projets professionnels ou encore développer des stratégies d’adaptation socioprofessionnelle par une exploration et une compréhension plus éclairée de soi en interaction avec le monde, soit de vous référer en psychothérapie lorsque ces enjeux débordent du strict champ de l’orientation et apparaissent perturber le fonctionnement psychologique de la personne.

 

Une décision de carrière se base sur une compréhension éclairée de soi-même (et du marché du travail). Le conseiller d’orientation tentera alors de vous guider vers une compréhension de votre fonctionnement. Nos relations d’objets opèrent souvent au niveau inconscient. Le conseiller misera donc sur des techniques faisant appel aux émotions plutôt qu’à la logique rationnelle. Il vous aidera à comprendre vos blocages dans votre développement professionnel. Ceci pourrait se faire en regardant votre parcours de vie, y inclus l’enfance et les relations avec votre famille d’origine. À travers des questions ciblées et possiblement un test psychométrique, il vérifiera avec vous les motivations inconscientes derrière vos choix professionnels, telles qu’un désir de vous conformer aux demandes de votre entourage, ou un manque de confiance en vos compétences. Vos émotions envers votre travail, vous-même et vos collègues/patrons peuvent être explorées. Le conseiller vous aidera à clarifier votre identité personnelle et professionnelle, entre autre par l’usage du concept de vrai self. Ceci inclut vos besoins affectifs au travail. Plusieurs auteurs (Konstam et Lehmann, 2011; Winnicott, 1964) soulignent la valeur du jeu comme moyen fort utile pour découvrir des parties inconnues de sa personnalité. Des exercices qui misent sur le dessin, les collages ou les jeux de rôle peuvent s’avérer utiles. Une démarche d’orientation vise aussi à augmenter votre confiance en votre capacité de réussir le changement. À cette fin, votre conseiller vous aidera à identifier vos ressources personnelles et celles dans votre entourage ou communauté. On nommera les actions que vous pouvez poser pour modifier vos tâches et/ou vos conditions de travail pour respecter vos besoins. Une attention particulière est portée à ce que vous vivez dans la relation avec votre conseiller. Celui-ci accueille vos émotions et vos difficultés professionnelles sans juger, comprenant qu’elles peuvent témoigner de manques d’enfance et d’une développement psychologique et relationnel inachevé. À travers la confiance du conseiller en vous, votre capacité à faire confiance en votre intuition et vos compétences peut grandir.

 

La théorie des relations d’objets est une parmi plusieurs approches utilisées pour analyser nos difficultés à trouver notre « emploi de rêve ». En orientation, l’objectif n’est pas de réparer vos relations d’objets, car ceci relève de la psychothérapie. Toutefois, la compréhension de votre fonctionnement intérieur peut vous permettre d’être plus compatissant envers vous-même lorsque vous vous sentez bloqué dans votre changement professionnel. Ainsi, elle peut rendre ce changement possible. Bonne découverte!

 

 

RÉFÉRENCES

 

Davis, M. et Wallbridge, D. (1981). Boundary and Space – An Introduction to the Work of D. W.  Winnicott. New York: Brunner/Mazel Publishers.

 

Eckler-Hart, A. H. (1987). True and False Self in the Development of the Psychotherapist. Psychotherapy, 24(4), 683-692.

 

Good Therapy (2016). Object Relations. Récupéré le 26 mai 2017 de http://www.goodtherapy.org/learn-about-therapy/types/object-relations

 

Herbert, G.L., McCormack, V. et Callahan, J.L. (2010). An Investigation of the Object Relations Theory of Depression. Psychoanalytic Psychology, 27(2), 219-234.

 

Klein, M. (1952). Some Theoretical Conclusions Regarding the Emotional Life of the Infant. Dans R. Money-Kyrle (dir.): The Writings of Melanie Klein Volume 3 – Envy and Gratitude and Other Works, (61-93). New York: The Free Press.

 

Klein, M. (1963). On the Sense of Loneliness. Dans R. Money-Kyrle (dir.): The Writings of Melanie Klein Volume 3 – Envy and Gratitude and Other Works, (300-313). New York: The Free Press.

 

Konstam, V. et Lehmann, I. S. (2011). Emerging Adults at Work and at Play: Leisure, Work Engagement and Career Indecision. Journal of Career Assessment, 19(2), 151-164.

 

Mahler, M., Pine, F. et Bergman, A. (1975). The Psychological Birth of the Human Infant: Symbiosis and Individuation. New York: Basic Books.

 

Office des professions du Québec (2013). Loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines. Guide explicatif. Québec : Office des professions du Québec.

 

Ordre des conseillers et conseillères d’orientation (2018). Profil de compétences des conseillers et conseillères d’orientation du Québec. Récupéré le 20 avril 2018 de http://orientation.qc.ca/files/Profil-de-compétences-des-conseillers-et-conseillères-d’orientation-du-Québec.pdf

 

Pound, K. (2002). The Challenges of Self-Disclosure for Student Therapists and the Development of the Provisional Clinical Self. (Thèse de doctorat non publiée). Wright Institute Graduate School of Psychology.

 

Reizer, A. (2014). Influence of Employees’ Attachment Styles on Their Life Satisfaction as Mediated by Job Satisfaction and Burnout. The Journal of Psychology – Interdisciplinary and Applied, 149(4), 356-377.

 

Ronen, S. et Mikulincer, M. (2009). Attachment Orientations and Job Burnout: The Mediating Roles of Team Cohesion and Organizational Fairness. Journal of Social and Personal Relationships, 26(4), 549-567.

 

Winnicott, D. W. (1964). The Child, the Family and the Outside World. Harmondsworth, England: Penguin Books.

 

 

 

Cornelia Steinmeyer est conseillère d’orientation, ayant obtenu sa maîtrise en carriérologie à l’UQAM. Elle travaille présentement en milieu communautaire où elle accompagne une clientèle adulte variée dans leur orientation professionnelle. Avant d’entamer sa formation de conseillère d’orientation, elle a étudié en gestion internationale. Elle a travaillé en gestion des ressources humaines, ainsi qu’à titre de formatrice en employabilité. La profession de conseillère d’orientation lui permet de combiner sa passion pour la psychologie, sa passion pour le bienêtre des employés, et sa compréhension de la perspective de l’employeur. En tant qu’intervenante, elle se sert particulièrement des approches psychodynamiques, de l’ACT et de l’approche existentialiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

CC

Pour prendre rendez-vous ou pour des informations sur les services de la Clinique Carrière – FSE/UQAM : http://cliniquecarriere.uqam.ca/

A propos de Louis Cournoyer 206 Articles
Professeur-chercheur (Counseling de carrière) / Directeur de la Clinique Carrière / Directeur des programmes de premier cycle en développement de carrière / Conseiller d'orientation et superviseur clinique Université du Québec à Montréal