Thérapie d’acceptation et d’engagement
12 mars 2015  -  Par :   -  Recherche  -  Aucun commentaire

Dans une société moderne et très innovante sur le plan des avancées technologiques, il n’en demeure pas moins que les problèmes humains tels que l’anxiété, la dépression et les différentes formes de dépendance demeurent loin d’être « solutionnés » pour autant (Hayes, 2009). Selon Hayes, Strosal et Wilson, (1999), les fondateurs de l’ACT (pour thérapie d’acceptation et d’engagement), une des principales sources de nos difficultés réside dans notre incapacité encouragée par la société « à rester présents à la souffrance et ainsi à nous désengager de notre dialogue intérieur permanent pour agir en accord avec nos valeurs » (Hayes, 2009, p.1). Ainsi, nous cherchons davantage à nous sentir bien plutôt qu’à identifier ce qui nous est réellement significatif en accord avec nos aspirations et besoins profonds. Selon Hayes (2009)  » l’opinion dominante sur la souffrance est qu’il faut la réduire ou la faire disparaître afin que la vie puisse s’améliorer » (p.2). Le fond du problème serait donc la douleur elle-même. Plus précisément, ce serait la douleur associée à nos incertitudes, nos doutes sur notre avenir et sur nous-mêmes. Dans une société aussi défiante à l’égard de tout ce qui pourrait nous faire « souffrir », les fondateurs de l’ACT se proposent donc de voir les choses bien autrement (Hayes, 2009). Ainsi, il s’agit de nous amener à considérer nos peurs, nos craintes et les pensées et émotions qui y sont associées comme étant des sources d’apprentissage, dans la mesure où ce n’est pas tant ce que nous pensons et ressentons qui importe, mais bien davantage la relation que nous entretenons avec nos pensées et ressentis.

Réalisé par : Frédéric Piot

À propos de l'auteur :

Professeur-chercheur (Counseling de carrière) / Directeur de la Clinique Carrière / Directeur des programmes de premier cycle en développement de carrière / Conseiller d'orientation et superviseur clinique Université du Québec à Montréal

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